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GazetteJe suis une petite gazette bien modeste, assez jeune et super effrontée. Complètement fanatique de démocratie et de liberté d’expression, je ne me prends absolument pas au sérieux. J’accepte tout, absolument tout, pour peu que cela soit la stricte vérité ! Je ne supporte ni l’intolérance ni le racisme. Dans mes colonnes j’accueille avec un esprit ouvert et libertaire, qui veut écrire pour peu que cela soit bien tourné, superbement impudent et absolument pas malséant. Chrony Coeur

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Gazette N°18 - Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: mardi 04 avril 2006 à 19:21 :: Histoires - Contes - Poèmes

CONTE POUR COMPTE À DEMI EN VERLAN ….
(Comprenne qui pourra)

 

Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
.

 

LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR
par Jedi Toussurtous

 

6Bis

Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille. Intrigué par ses nombreux habits, le Gros Vizir, notable très mou, se dit qu’il ferait bien de s’associer avec cet escroc si étrange. L’affaire fut réglée en quatre coups d’épingle et de dés à coudre, grâce à l’ingérence efficace du Sbire de l’astéroïde. Les souhaits du Carambouilleur furent comblés et ceux du Gros Vizir n’allaient peut être pas tarder à être réalisés. Mais l’appât du gain, le goût de la carambouille et le sombre passé du Carambouilleur, commencent lentement à se révéler aux yeux de la plèbe, ce qui l’incommode quelque peu et le rend légèrement nerveux et très méchant ! Un jour, pour mettre encore plus de zoufle dans sa profonde fouille, il décide de s’associer provisoirement avec un imbécile ingénu, nourrisseur de gosiers pour organiser à son unique profit un "Zaj Vestifal"….


"Sons et lumières. Nourriture de l’esprit et du corps. Mixage heureux de la culture musicale et de la culture Bio. Symbiose de l’art musical et de l’art culinaire ! "… Tout était bon pour attirer, aveugler, pommader, encenser, éblouir le crédule… !
Le Carambouilleur, de par sa turpitude coutumière et son activité officielle, s’y entendant parfaitement en annonces chocs et en belle publicité… Que de plaquettes magnifiques, colorées et lumineuses pour annoncer cette grande et unique manifestation ! Que de belles affiches, d’admirables annonces par messages subliminaux utilisant les propriétés des ondes radioélectriques du système planétoïde de Nisat Nimart.
"Que le Zoufle inonde nos profondes fouilles", entonnèrent ils en chœur sur un vieil air de Blues marin.
Bien entendu, pour mettre en route une si importante manifestation artistique, il fallait créer des délégations dispendieuses afin de se rendre sur d’autres astéroïdes, prendre quant à soi du plaisir, contacter des artistes, inviter des danseuses, produire de l’agitation, mettre l’eau à la bouche des nourrisseurs de gosiers, fabriquer un véritable mirage ! En un mot comme en cent, remuer du vent, agiter de l’air, noyer le poisson… Tant et tant, que l’étude préliminaire avait déjà passablement entamée l’acompte sur l’énorme subvention accordée par la Grande Région des astéroïdes de la mer des Baïcares. Les voyages interplanétaires en "First Class" à bord de vaisseaux intergalactiques, l’ouverture d’une officine en ville tenue par un sbire un peu transparent, les alcools rares, les produits quelques fois illicites, les danseuses, les entraîneuses, accompagnatrices et animatrices en tout genre à sélectionner, à essayer, à entourer de soins attentifs, demandèrent naturellement, beaucoup de dépenses d’énergie et de dépenses de Nongop. Quant en plus, la carambouille vint s’infiltrer insidieusement dans ce type de projet, l’acte artistique et la finalisation festive devinrent très, très cher… !

 

"Qu’à cela ne tienne ! Nous allons demander aux crédules nourrisseurs de donner chacun trois fois dix écuelles gratuites de bonnes mangeailles aux artistes invités", dit l’un. "Parfait… ! Très bien… ! On va aussi demander à ces imbéciles ingénus une inscription de trois mille lardos pour avoir l’honneur d’accueillir en leur estaminet nos musiciens si magnifiques… ! ", Suggéra l’autre. "Oui ! Oui ! Génial… ! Et demander six cents bouteilles de son meilleur vin à un pinardier de la Galaxie Centrale", surenchérit le premier qui commençait à avoir très soif, suite à cet excès d’idées sublimes, lumineuses et lucratives. Et de se congratuler de plus bel, de se donner l’accolade, de se baiser la bouche, de s’étreindre, de se féliciter de tant de géniales inspirations générées comme par enchantement, ou pure rapinerie, de leur imagination débordante, pour attirer le Zoufle, la Tengar, le Nongop, l’Enut, dans leurs plus profondes et secrètes fouilles…


A suivre…

Gazette N°18 A propos des grèves en France.....

Par Gazette :: mardi 04 avril 2006 à 19:08 :: Histoires - Contes - Poèmes

Ça me casse vraiment les coudes… !

 

C’est pas le moment de me casser les coudes… !

Ça me crise* suffisamment d’écouter les gens

Tchatcher sur ce que l’on peut faire socialement.

Affirmer qu’faut qu’les fonctionnaires se soudent

Avec les autres, pour bien mieux se protéger.

Obtenir pour tous péquins des emplois à vie.
Eviter le secteur privé assez pourri,

Vraiment glander, sans pour autant devoir bosser !

 

La France n’est pas une vraie démocratie,
Puisque dirigée d’la rue, par les syndicats

Prêts à tout pour porter aux nues l’assistanat.
Notre France n’est pas une démocratie

Si son gouvernement a besoin d’une loi

Pour obliger les bahuteurs* à travailler,
Le p’tit Ledru-Rollin* pauvre à embaucher,

Le grand cafard* à devoir donner de l’emploi !

 

Les réformes provoquent les révolutions,
Pas les révolutions qui font les réformes.
Dans ce merdier faut savoir être en forme

Pour défiler dans la rue, jouer la rébellion.

Faire la grève pour tout et n’importe quoi !

C’est l’exception française. Le sport national.

Un métier ! De par le monde c’est pas banal !
Grande institution ! Qui prend force de loi…

 

La France n’est pas une vraie démocratie.

Personne, ne pourra raser gratis demain

Faut pas rêver, l’État te prendra pas en main,

Même avec un gouvernement qui se dit

De gauche et sanctionne la réussite

Afin de niveler tout le trepp* par le bas

Et ainsi, créer un vrai sous prolétariat

Intellectuel, suit’à vingt ans de politique faillite.

 

C’est pas le moment de me casser les coudes !

Un peu plus de la moitié de nos étudiants
Qui s’amusent à défiler en ce moment
Redoublent heureux les cours et jouent des coudes
Pour pouvoir être dans la fonction publique

Et se dispenser d’aimer le goût de l’effort.

Sanctionner la réussite, bravo ! C’est fort !

Mode aussi, de critiquer la République…

La France n’est pas une vraie démocratie.

Elle adore pisser plein de lois pour gérer,

Administrer le salarié. Le protéger…

Ah non vraiment ! C’est pas ça la démocratie !

On importe des Bacs* "Moins cinq", pour exporter

Des Bacs "Plus cinq". Chapeau la gestion de l’emploi !

Vingt ans de politique scolaire, ça doit

Naturellement à l’échec nous emmener…

 

Bouger le système sans changer quoiqu’ce soit

Belle équation de la cantine* "Éducation"
Où tout changement mène à la rébellion !
Chacun souhaite rester sur son "quant à soi"

En trouvant tout’les réformes débectables.
"Je veux être assisté complet, ne rien payer
Toucher ma retraite et tous vous emmerder !"

Révolution ! OUI ! Changer c’est impensable !

 

L’Argoteur

 

* Nota Bene pour les béotiens en matière argotique :

Crise : Enerver
Cafard : Patron

Bahuteur : Etudiant tapageur

Ledru-Rollin : Petit artisan pauvre
Trepp ou Trep ou encore Trêpe : Peuple – Public – Clientèle
Cantine : Système
Bac : Baccalauréat (Tu savais pas ça toi ? Pov’pomme ?)

Gazette N°17 - Racists...? Fuck You...!

Par Gazette :: vendredi 24 mars 2006 à 16:56 :: Histoires - Contes - Poèmes

Racistes… ? Fuck You… !

 

Fuck, Fuck ! A Saint Martin, racistes on n’est pas !
Vrai ! On a pris l’habitude du "fucking White".

Tellement d’ailleurs, que ça ne nous excite

Pas plus que de mesure. On n’y prête pas cas
D’ailleurs. On s’en tamponne un peu le coquillard !
Puisqu’il nous arrive de dire aussi "enculé" !

A ce foutu "black" qui vient de nous insulter.

C’est pas pour ça qu’tu vas déchirer son costard !

 

Fucking sheet! Saint Martin racistes on n’est pas
Plus qu’en Métropole dans leurs p’tites banlieues,

Où pour répondre aux insultes t’as qu’tes yeux

Pour pleurer sous l’engueulade* et marquer l’pas !

D’accord, on peut parler des uniformes bleus

Mais qui ? Ici ou là, kiff* la maréchaussée…?

Je ne dis pas au point qu’elle se fasse malmenée

Fichtre non ! Mais, même les autres z’abits bleus,

 

Ceux des flics municipaux, tu crois aimer mieux ?
"Ils sont noirs en ce qui les concerne… Ah bon ?

T’es un enfoiré de raciste alors mon con… !"

"Mais non, c’est l’uniforme qui me rend peureux,

Et puis j’te merde avec tes questions marron.

Tu dis ces conneries à cause d’ma couleur ?
Parce que je suis chinois et cela te fait peur ?

Fuck You Man ! Enfoiré d’ta race ! Micheton* !"

 

Fuck, Fuck ! A Saint Martin, racistes on n’est pas !
C’est pas parce qu’on distribue à la mairie
Bon poste à son painco* ou sa black amie

Qu’il faut croire qu’on discrimine la lolita

Blanche de peau et métro. Pure coïncidence !
"I was fucked up"* quand je me suis dit cela…

T’occupe, c’est la faute à la marijuana !
J’suis pas raciste contrairement c’que tu penses !

Fucking sheet! Saint Martin racistes on n’est pas !
Et le con qui te dit que tu l’es désormais,

Dès que tu lui sors : "J’ai rien contre les noirs...mais",

N’est qu’un fucking White et il ne le sait pas !
L’assumeur des complexes du colonisateur,
"The Comic funky"* qui du coup n’a pas compris

Que l’opposition mais, n’est en rien du mépris.

Que ce racisme là, n’est pas question d’couleur,

 

Mais, question d’éducation et de connerie !

La poste, t’as vu comment ils te considèrent ?
Fuck You Man ! Pas idem, eux sont fonctionnaires.

Ah Bon ? - Et l’arbiche*, t’as vu comment il prie ?
Encore une fois, tu confonds vraiment tout mon con.
Tu dois savoir, qu’ îlien c’est une mentalité.
Juif, français ou martiniquais, t’es étranger
Que tu le veuilles ou non. Chauvinisme maison !

 

Fucking sheet ! T’as enfin compris cette histoire là ?

Exemple, j’ne suis ni noir ni blanc, mais métis
Mon ancêtre Arawak premier d’service
Sur cet île, plus déserte, tu pouvais pas !
Eh bien, quand il a commencé d’emménager

Les "Caraïbes" sont venus le déloger
Fucking canaques* ! Nous qui étions pacifistes…
Fuck, Fuck ! A Saint Martin, on n’est pas racistes !

 

L’argoteur

* Dico Argot – Dico Américano :

 

Kiff : Du verbe Kiffer, aimer, apprécier, admirer

I was fucked up : "J’étais fracassé"

Engueulade : Insulte

Painco : Copain – Ami

Funky: Froussard

Micheton : Mec – Type – Dupe

Arbiche – Arlbouche : Arabe

Canaque : Sauvage

Gazette N°17 - Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: vendredi 24 mars 2006 à 15:54 :: Histoires - Contes - Poèmes

CONTE POUR COMPTE À DEMI EN VERLAN ….
(Comprenne qui pourra)

 

Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
.

 

LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR
par Jedi Toussurtous

 6

Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille. Intrigué par ses nombreux habits, le Gros Vizir, notable très mou, se dit qu’il ferait bien de s’associer avec cet escroc si étrange. L’affaire fut réglée en quatre coups d’épingle et de dés à coudre, grâce à l’ingérence efficace du Sbire de l’astéroïde. Les souhaits du Carambouilleur furent comblés et ceux du Gros Vizir n’allaient peut être pas tarder à être réalisés. Mais l’appât du gain, le goût de la carambouille et le sombre passé du Carambouilleur, commencent lentement à se révéler aux yeux de la plèbe, ce qui l’incommode quelque peu et le rend légèrement nerveux et très méchant ! ….


Avec beaucoup d’impudence, le Carambouilleur devint virulent, hargneux et vitupérant à l’encontre de ses détracteurs. Un soir, pris de rage folle, il va jusqu’à décrocher du mur de son atelier sa très grosse, très belle et très fameuse casquette Faillie pour l’enflammer. "Comme cela, les impudents inaptes et les imbéciles ingénus ne pourront plus la voir" éructa t-il furieusement en tapant de son pied chaussé de la babouche mauvaise humeur le parquet précieux du local impressionnant où trônait toujours le métier à tisser si extraordinaire et si perfectionné qu’il avait installé lors de son arrivée sur l’astéroïde.
Ces accès de mauvaise humeur impressionnaient surtout la gente féminine et les sots qui croyaient voir en lui un nouvel élu cartipolid susceptible de défendre leurs intérêts auprès du gouvernement central de Sapy de Canfre. Les crédules eux, commençaient à savoir à quoi s’en tenir… ! Et les bruits couraient toujours à travers l’astéroïde, que d’autres carambouilles allaient se produire.

Hélas, cela allait s’avérer exacte... ! Ne se refait pas qui veut… ! Son immense orgueil et son goût immodéré pour les beaux habits et notamment son attirance incontrôlée pour son extraordinaire Manteau à Faire Valoir, l’entraînaient chaque jour que Yahvé faisait, à plus de débordements et plus d’excès dans la carambouille. Normal, lorsque l’on pense pouvoir agir en toute impunité… !

 

Un jour, avec un ami nourrisseur de gosiers, ils décidèrent de se remplir les poches de quantité non négligeable d’Oreus.
Ils préparèrent donc, un dossier extrêmement musical et très agréable à écouter, qu’ils comptaient bien se faire intégralement financer par la Grande Région, d’une part et se faire concéder une gratification généreuse par les nourrisseurs des villages côtiers de Nisat Nimart d’autre part. Les deux protagonistes appelèrent cette carambouille : "Zaj Vestifal".

 

A suivre…

Jedi Toussurtous

Gazette N°15 - Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: vendredi 03 mars 2006 à 13:57 :: Histoires - Contes - Poèmes

CONTE POUR COMPTE À DEMI EN VERLAN ….
(Comprenne qui pourra)

 

Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
.

 

LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR
par Jedi Toussurtous

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Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille. Intrigué par ses nombreux habits, le Gros Vizir, notable très mou, se dit qu’il ferait bien de s’associer avec cet escroc si étrange. L’affaire fut réglée en quatre coups d’épingle grâce à l’ingérence efficace du Sbire de l’astéroïde. Les souhaits du Carambouilleur furent comblés et ceux du Gros Vizir n’allaient peut être pas tarder à être réalisés….

 

Note de l’auteur : Ne pensez surtout pas trouver un ordre chronologique authentique dans la narration des événements survenus sur l’astéroïde. Il n’est pas respecté… ! Mais, doit on s’en préoccuper véritablement dans le récit d’une histoire à dormir debout ? Car, après tout, un conte n’est jamais tout à fait réel. Ni d’ailleurs, vraiment imaginaire…. C’est au lecteur de voir, d’analyser, de juger, de supputer. Tout dans l’interprétation de cette relation écrite est si subjectif… ! Toutefois, il se pourrait fort bien que certains se reconnaissent… ! Ce serait paraît-il, déjà le cas, à ce qu’on dit… ! Incroyable non… ? Comment pourrait on se sentir visé en lisant ce récit… ? C’est à se demander, où donc l’esprit a t-il appris à être si mal placé ? Alors que, ce n’est ni plus ni moins qu’un modeste apologue ! Et que, comme dans tout conte, il est bien stipulé en lettres parfaitement lisibles : "toute ressemblance avec des personnes ayant existés ou existantes ne peut être que purement fortuite".
Chacun, étranger tant à la fable, qu’à l’auteur, aurait semble t-il reconnu l’autre et déterminé avec précision l’emplacement exacte de ce petit corps céleste si lointain et si perdu dans la gigantesque constellation des MOD et des MOT…. Le monde est petit ! Comme quoi très souvent, la fiction se fait largement dépassée par la réalité ! Cela démontrerait qu’il n’y a parfois aucune différence entre la fiction et la vraie vie ! Mais les lecteurs savent cela déjà depuis longtemps…

 

C’était un fait totalement acquis désormais sur Nisat Nimart, le Carambouilleur était très envié, peu aimé, absolument pas apprécié, majoritairement exécré. D’autant plus que, la force agissant sur le monde et les êtres, passant inexorablement dans l’immense sablier conçu pour mesurer la notion fondamentale du milieu infini dans lequel se succèdent les évènements, offrait miraculeusement chaque jour, à qui voulait bien en prendre note, de très nombreuses missives officielles qui arrivaient sans discontinuer de la galaxie des Poreunées. Des écrits officiels en constante augmentation, indiquaient avec précision les différentes carambouilles de l’étrange tisserand. Notamment, le prestigieux et influent Tribunal cemmorçiale de la ville de Ripas avait classé en l’espace temps intergalactique numéroté 1997, dans ses infaillibles registres ouverts au public, la faillite réelle et personnelle durant dix années lumières du larron, que tous nommaient désormais avec un sourire ironique, "le Carambouilleur de Nisat Nimart". La vérité profondément enfouie par l’intéressé lui même, semblait vouloir surgir malgré tout, au grand jour, pour le plus grand bien de tous…
Furieux que l’on puisse parfois, lui faire remarquer ses écarts trop souvent douteux, il trépignait de rage et de hargne. Emporté que l’on puisse se gausser de l’apercevoir avec un Faux-col Faux-cul, posant à la une d’une publication locale pour présenter ses vœux à l’occasion d’une révolution complète de la planète autour du soleil, il menaçait avec acrimonie tous ces moqueurs insolents. Exaspéré que l’on puisse découvrir son véritable caractère malveillant, le Carambouilleur, pour cacher son embarras, pouvait alors s’emporter sans retenue, insulter, outrager, harceler, menacer ! Il avait aussi l’art de se draper avec de très nombreux titres ronflants, pas toujours vérifiables et souvent imaginaires, de laisser entendre qu’il était mandaté par Untel, ami d’Untelle, recommandé par celui-là, nommé président de Ceci, responsable de Cela. Ainsi il pensait impressionner le public… ! Sa grande fatuité, son extrême assurance et son insolence, le rendaient extrêmement menaçant envers les autres et parfois dangereux pour certains. Allant même une fois, jusqu’à se faire gratifier d’une peine pécuniaire de quelques trois mille Oreus, pour outrage à agent du service public chargé de mission, par un autre Grand Tribunal de la ville de Ripas de Sapy de Canfre, spécialisé dans les délits. Sûr de son fait, orgueilleux et certain de l’impunité quasi-totale, en devenant délibérément résident non déclaré de Nisat Nimart, puis intentionnellement président du groupe des "Chefs" de l’astéroïde, il se permettait à peu près tout ! Notamment, quelques temps après cette histoire d’outrage à l’encontre de l’agent, il réitère sans éprouver aucune gène, en écopant de sept cent cinquante Oreus pour harcèlement diffusé sur un système de communication intergalactique, permettant la transmission de la parole par réseau.

Souvent il disait, à qui voulait bien l’écouter : "Je me suis autoproclamé président du groupe des chefs de Nisat Nimart, je suis en conséquence directement associé au MOUCDESCA,  très influent Mouvement des Chefs de Sapy de Canfre". "Je suis intouchable, j’y ai des amis… ! ", poursuivait-il par suffisance ridicule. Le MOUCDESCA étant un organisme de chefs de très haut rang, bien connu dans la lointaine Galaxie des Poreunées.


A suivre…
Jedi Toussurtous

Gazette N°13 - Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: mercredi 15 février 2006 à 13:18 :: Histoires - Contes - Poèmes

(Comprenne qui pourra...)

Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
.

 

LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR par Jedi Toussurtous

4

Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille. Intrigué par ses nombreux habits, le Gros Vizir, notable très mou, se dit qu’il ferait bien de s’associer avec cet escroc si étrange. Il envoya en éclaireur son Scribe de la tribu du légendaire Ahasvérus pour enquêter sur cet étrange personnage. Après avoir admiré, non sans envie, les nombreux vêtements somptuaires du Carambouilleur, ils décidèrent d’un commun accord de préparer une grande carambouille….

 

"Je ne manquerai pas de dire au Gros Vizir que tout cela me plaît énormément", répondit le Scribe, en regardant au travers de ses lunettes le Carambouilleur emballer la parure grise.
"Je m’en réjouis !", dit le Tisserand. Puis ils nommèrent les gens qu’il fallait mettre en place pour les servir, la tactique la meilleure à suivre pour que les inaptes, les idiots et les imbéciles ingénus n’y voient et n’y entendent goutte et discutèrent des postes à pourvoir pour les paravents. Le Scribe écouta avec attention afin de pouvoir lui-même et en grande discrétion, rapporter l’entretien correctement, lorsqu’il serait de retour auprès du Gros Vizir ; et c’est ce qu’il fit.

 

Enthousiasmé par tant de soutien désintéressé, tant d’appui et de servilité de la part du tisserand, le Gros Vizir s’empressa de dire à qui voulait l’entendre, jusqu’à même faire paraître dans la presse, que le Carambouilleur était son ami, quelqu’un d’absolument unique, de toute confiance extrêmement honnête et que si, il devenait un jour prochain, Grand Commandeur, il le nommerait sur le champ, son Bon Argentier. A l’écho de ces paroles dithyrambiques, chacun dans son coin, de se frotter allégrement les mains à l’idée de pouvoir bien carambouiller en toute tranquillité et de faire prochainement partie de l’intelligentsia tripatouilleuse de Nisat Nimart… 
L’affaire fût rapidement emballée. Deux des trois chambres représentant les intérêts des professions du service et de l’industrie vinrent rapidement en sous-mains et sous la coupe du Carambouilleur. Les électeurs nisat-nimartois votèrent en masse pour le nouveau projet de statut inspiré en partie par le Gros Vizir et son Scribe. Les inaptes, les sots et les imbéciles ingénus avaient fermé les yeux et accepté de signer un blanc-seing sans comprendre la portée finale de leur acte. Le mini coup d’état du Carambouilleur avait parfaitement fonctionné, au-delà même de toutes ses espérances… ! Le Gros Vizir voyait enfin approcher son destin, dont l’issue inéluctablement devait aboutir jusqu’au trône de Grand Commandeur de "NNN" (Nisat Nimart Nord). Le Scribe se voyait déjà endosser sa parure d’éminence grise, pour devenir Ministre plénipotentiaire de la nouvelle petite royauté.

L’avenir devenait beau et radieux et tant pis pour la plèbe, qui de toute façon et de tout temps, n’a jamais rien compris.

 

Tout le monde parlait de la vie libre et magnifique, qu’il allait avoir avec les nouvelles règles inhérentes à la très vieille constitution de la lointaine galaxie centrale qui a la dénomination de Sapy de Canfre au sein des Poreunées. Cette nouvelle règle de gestion dite loi organique étant dans la hiérarchie des normes, placée sous la Constitution de Sapy de Canfre mais bien au dessus des lois ordinaires. Fortune, gloire et beauté allaient sans nul doute envahir le bel astéroïde. L’Oreu et le Lardo, que l’on nommait aussi plus généralement, le Zoufle, la Tengar, le Nongop ou l’Enut allaient couler à flots dans les fouilles profondes et sans fonds des plus intelligents tripatouilleurs de Nisat Nimart… ! Dans les ruelles défoncées aux ornières boueuses et ensablées, l’on chantait à tue tête la vieille chanson d’un artiste connu Slarche Nournaza :"Je m’voyais déjà adulé et riche signant mes…". Bref, liesse inconditionnelle sans aucune censure…

 

 

"N’est ce pas magnifique ?", dirent les fonctionnaires, "N’est ce pas fabuleux ?", soupirèrent d’aise les cartipolids douteux, "N’est ce pas extraordinaire ?", s’exclamèrent les cemmorçants, "N’est ce pas réconfortant ?", chuchotèrent les Nasitars.
Une délégation entière de la tribu du légendaire Ahasvérus partit même à l’ouest, prier Yahvé devant le Kotel. "Que votre Excellence, futur Grand Commandeur admire les motifs et les couleurs de vos parures d’apparat que je me suis empressé de vous faire confectionner", dit avec enthousiasme le Carambouilleur, nouveau Président autoproclamé de la toute nouvelle Union, en désignant du doigt le métier à tisser si spécial et si perfectionné. Face au grand miroir privé de sa demeure somptueuse, le Sbire, éprouvait quant à lui, un sentiment de joie sans retenue devant son reflet revêtu de la belle et soyeuse parure grise.

 

 

A suivre…
Jedi Toussurtous

Haïti

Par Gazette :: dimanche 12 février 2006 à 17:09 :: Histoires - Contes - Poèmes

Notes de Chrony Coeur : L'alexandrin titré: "Haïti, 1ère république noire..." et diffusé dans le numéro 9 de la Gazette http://lafeuilledechoux.canalblog.com a tellement fait couler d'encre, que nous avons décidé de le publier à nouveau sur ce tout nouveau Blog, afin que tous puissent en prendre connaissance.
Approuver ou désapprouver c'est cela la liberté d'expression...! Il semblerait à ce propos, que l'on en manque un peu, beaucoup, très beaucoup, de cette liberté en ce moment...!

Haïti

 

Ah ! Haïti, fille perdue à tout jamais

Haïti péripatéticienne décatie
À croire que décidemment, tu n’as rien compris

La liberté de tes ancêtres, ne semblerait
Ni te faire évoluer, ni que tu cesses de tuer.

Première République noire, Dernière sous développée.

Fille perdue, née du grand trafic du bois d’ébène

Dans les feux de l’enfer tu continues ta haine

En massacrant les forces bleues qui viennent t’aider

Ceux là même qui, débarqués en soldats de paix
Pensent te sortir de la merde où tu te complais.
Des casques onusiens que tu veux liquider

Pour l’unique plaisir de l’offrande à ton Dieu
Celui là même, qui cherche à te fermer les yeux
Pour t’empêcher de réagir et d’évoluer.

Tu étais belle avant, avec tes arbres verts,

Ta majestueuse forêt tropicale qu’on enviait,

Par le feu et l’ignorance tu t’en aies défait
Dans ta tête sauvage, aurais tu l’esprit pervers ?

Tu as perdu tes cheveux boisés, tout brûlés,
Pour survivre dis tu ? Que fais tu donc depuis
Maintenant deux cents deux ans que tu es pourrie
De l’intérieur, par ton Dieu autant adulé.

Ce fameux Vaudou que tu sembles craindre un peu.
Cet amant d’Afrique, que tu n’as jamais quitté.
Ressentiment que tu ne cesses de ruminer

Contre les anciens Maîtres, ces grands blancs véreux.
Cesses donc, de toujours tendre la main pour mendier.
Prends toi plutôt en main pour aller travailler.

Putain créole, Tu as perdu ta belle parure

De fille tropicale. Prostituée tu t’es vendue
Par malversations, ton honneur tu as perdu

Par tes exactions, impostures et forfaitures
Tu viens encore d’immoler la modernité
Sur l’autel usé de tes craintes irraisonnées.

Tous les pouvoirs successifs t’ont bien corrompue.
Tu n’es même plus capable d’envoyer tes enfants
À l’école. Tu préfères qu’ils mendient, main devant
Main derrière, tes croyances ont bouffé ta vertu.
Aujourd’hui encore, tu te permets de conspuer

Un dominicain venu sans inimitié.

On te tend la main pour t’aider et tu rends tout
Le monde autour, responsable de tes égarements
Cesses donc un peu ! Il n’y a qu’à toi que tu mens !
Personne n’est dupe que tu es prise par le vaudou
Fille de la Caraïbe inculte et bien perdue

Prends toi en main au lieu de penser à ton cul !

 

Il semblerait que la monnaie que tes ancêtres
Ont choisi, présageait assez ton avenir.

En effet, la Gourde on ne saurait pas mieux dire,

Dans ton cerveau maladroit, n’aurait pu naître

Evidemment, pour te rendre belle, désirable
Et fortunée, mieux cotée et moins minable.   

 

Avant d’être très compromise et prostituée,

Indépendante depuis Mille Huit Cent Quatre,
Tu as été première République noirâtre

Au monde. Connu chronique instabilité
Matérialisée par beaucoup de tyrannie
Alternée par autant de très grande anarchie.

Vingt Neuf constitutions, Quarante deux amants,
Dont sept sont restés dans ton lit plus de dix ans.
Neuf ont décidé de rester chez toi à vie
Vingt six ont été massacrés ou exilés.
Haïti, sœur vraiment jamais bien éduquée
Toi qui n’a pas connu la vraie démocratie.
Comment peux tu ne pas vivre en dictature ?
Hélas ! Tu attires cela par ton inculture… !

Arrête donc, de pleurnicher sur ton mauvais sort.
Remercie les casques bleus qui viennent pour t’aider.

Va à l’école. Cesse de tuer et de t’exiler.
Alors, le genre humain t’aidera une fois encore.

Quand tu parles esclavage, tu penses "sale Blanc".

Sache amie, que ton frère africain t’a vendu
Pour être le tout premier à percevoir son dû.
Ensuite, la dictature vient de tes vieux amants.

Ah ! Haïti, à qui ton bras vient d’immoler

Justement un ultime secouriste pour t’aider.
Vieille salope décatie, que ton geste déshonore

Change d’attitude pour qu’enfin l’on t’honore.
Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir
Haïti tu vas finir cette fois, par périr… !

 

Papy Requinotre

Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: mercredi 08 février 2006 à 15:22 :: Histoires - Contes - Poèmes

(comprenne qui pourra...)

 

Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
.

 

LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR par Jedi Toussurtous

 

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Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille. Intrigué par ses nombreux habits, le Gros Vizir, notable très mou, se dit qu’il ferait bien de s’associer avec cet escroc si étrange….

 


Le Scribe, alla donc s’informer auprès du Carambouilleur, au sujet du métier à tisser si spécial et si perfectionné et par la même occasion, pensa en profiter pour s’enquérir des véritables intentions de ce dernier. D’autant moins sans embarras, qu’il estimait à juste titre que le tisserand lui était redevable. En effet, quelques temps auparavant, ayant eu quelques déboires sur une autre affaire, avec le responsable de l’Union des Nasitars de l’époque, il avait très intelligemment et discrètement aidé le Carambouilleur et ses acolytes à éliminer la vieille Union. Il entra donc avec assurance, dans l’atelier bureau et contempla avec surprise et admiration, les fabuleux costumes neufs suspendus par ordre d’importance aux portemanteaux, suivant un alignement judicieux de couleurs dégradées du plus bel effet. Au milieu de la grande pièce principale, trônait la machine à fabriquer les textiles et dans un des coins du local, un gigantesque bureau était encombré d’une multitude d’écrans allumés sur des diffusions passées en boucle et ayant pour objet d’inciter le public à utiliser un service ou à acheter un produit. Sur un plan de travail en laque d’ambre et lapis-lazuli, supporté par des tréteaux en acier inoxydable, s’étalaient de magnifiques soieries précieuses en provenance de toute la galaxie. Tout autour, sur les murs blanchis à la chaux rologie, accrochés aux patères de bronze, étaient rangées comme à la parade, cravates et casquettes destinées à servir dans tous les cas de figure et pour toutes les évènements du jour ou de la nuit. Alignées juste en dessous, entre le couvre-chef, la bande d’étoffe que l’on se noue autour du cou et le vêtement accroché au portemanteau, était fixées des étiquettes en laiton, gravées avec soins d’intitulés indiquant le nom de l’habit précisant l’occasion pour laquelle il était destiné.
Par exemple, l’une de ces étiquettes indiquait : Blouson des Médias, une autre : Casquette Opportuniste, ou encore quelques autres signalaient : Costume du Laisser Paraître, Chapeau de Responsabilité, Chapeau de Roue, Manteau à Faire Valoir, Casquette Lèche-cul, Double Casquette, Veste Réversible, Pantalon Interchangeable, Manteau Paravent, Faux-col Faux-cul, Veste Flash, Tourne Veste, et bien d’autres encore nommaient avec exactitude, cette multitude d’habits somptuaires.
Toutefois, l’un des ces petits écriteaux dorés attira plus particulièrement l’attention du Scribe. Gravé dans le laiton étaient inscrits les mots suivants : Parure de l’Eminence Grise… "Par le Pentateuque, que c’est beau… !" pensa t’il en écarquillant les yeux de convoitise et en s’approchant pour toucher l’étoffe épaisse comme un brouillard d’hiver. "Cette parure me siérait à merveille si je m’en faisais confectionner une absolument identique. Je dirigerai tout dans l’ombre, en sous-main ! Quel bonheur… !  Mais il se garda bien de le dire pour le moment.

Après lui avoir laissé le temps d’admirer à loisir ses multiples costumes dont il était particulièrement fier, l’escroc l’invita à venir s’asseoir auprès de lui et lui expliqua sans trop entrer dans les détails, ce qu’il souhaitait carambouiller. Un accord fut alors conclu promptement entre les deux protagonistes. Il proposa l’arrangement suivant : " Scribe, tu me permets de prendre en sous-main la gestion de l’une ou de deux de vos trois chambres qui représentent et défendent les intérêts de toutes les professions de Nisat Nimart. Tu donnes à ton sbire l’ordre de me fournir toutes les adresses qu’il détient dans les enveloppes cachetées des électeurs éloignés par delà la lointaine galaxie des Poreunées. Tu fermes les yeux sur ce que tu as vu ce soir dans cet atelier et notamment sur la plus grosse casquette accrochée au mur et que j’ai appelé Caquette Faillie. Tu tais aux sots et aux imbéciles, le fait que je ne suis inscrit sur aucune liste officielle de votre astéroïde et tu ne dis rien à personne si je ne dépose aucun statut concernant le groupe organisé que j’ai créé pour éliminer la vieille Union. Ordre nouveau et formidable outil de travail, dont je me suis automatiquement et sans vergogne, autoproclamé Président. En contrepartie, je m’engage à te fournir à toi Scribe et à ton Gros Vizir tout appui qu’il vous sera nécessaire d’avoir et que vous jugerez bon de me demander. . De vous faire totale allégeance. D’accepter sans réfléchir toutes nouvelles propositions concernant une probable évolution statutaire de l’astéroïde Nord. De vous rabattre en quantité non négligeable et sans conditions, toutes les voix disponibles pour faire élire le Gros Vizir au poste de Grand Commandeur des nisat-nimartois. De confectionner le plus bel habit d’apparat qui soit, pour le futur Grand Commandeur.  Et, pour conclure, comme je me suis aperçu que tu semblais très intéressé Scribe, par la Parure de l’Eminence grise, permets moi de te l’offrir sur le champ !"

 

A suivre…

Jedi.Toussurtous

 

Gazette N°10 - Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: dimanche 29 janvier 2006 à 10:15 :: Histoires - Contes - Poèmes

(Comprenne qui pourra)

 

Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
.

 

LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR par Jedi Toussurtous

 

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Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille….

 

A son arrivée, il installa un métier à tisser d’un style nouveau, un outil vraiment unique au monde et très perfectionné, permettant de tisser des fils en tous genres, spéciaux et insolites. La fibre ainsi produite pouvait prendre diverses apparences et diffuser certaines illusions étranges comme par exemple, celle de l’invisibilité, ou celle de la transparence. Des effets surnaturels tels que, celui de l’effet spatial, ou celui de la tromperie. D’autres fils pouvaient produire par intermittence, un éclair lumineux dans le seul but, d’éblouir les médias ou bien, pour rendre complètement aveugle les sceptiques de Nisat Nimart, qu’il se préparait à rencontrer vêtu d’un costume confectionné dans cette fibre à flasher. La nuit, dans le secret de son atelier discret, le magnifique tissu capable de flasher prenait grande forme et il en fit préparer un autre de moins belle couleur, mais autrement plus lourd et soyeux, pour confectionner un habit d’éminence grise. Il se plaisait à nommer ce dernier matériau : "tissu relationnel". Bien entendu, diverses cravates, chapeaux et casquettes qui s’harmoniseraient avec les nombreux vêtements étaient aussi en cours d’exécution. Tous ces préparatifs virent rapidement le jour et lui permirent de rencontrer beaucoup de nantis, de dirigeants, de décideurs de l’ombre et de cartipolids locaux intéressés par la méthode et les étoffes surnaturelles. Chacun espérant secrètement pouvoir un jour se vêtir avec ces habits qui semblaient tout à fait en dehors des normes connues et découvrir le secret de ce tisserand si mystérieux. Pour finir, il s’acoquina avec trois escrocs notoires, tous venus comme lui de la galaxie des Poreunées. De fils en aiguilles, de jours en semaines et de semaines en mois, ils firent semblant de travailler chacun de leur côté, d’œuvrer pour la communauté ensemble, de se faire discrets tout en étant présents médiatiquement et de mettre en place une sobre mais efficace toile d’araignée. Ils complotèrent tant et tant, que lors d’une ultime réunion ultra secrète qu’ils eurent entre eux, ils parvinrent à éliminer une vieille union de nisat-nimartois travailleurs à leur compte dans différents métiers manuels à caractère traditionnel, présents sur l’astéroïde et que l’on appelait communément les Nasitars. Ainsi, la place étant libre, ils pouvaient à loisir mettre sur pied leur propre groupe organisé pour réaliser un dessein commun et lucratif à leurs intérêts personnels.

 

Chacun sur l’astéroïde, connaissait désormais les qualités exceptionnelles des divers habits neufs du Carambouilleur, la grande rouerie de ce dernier et la manœuvre extrêmement frauduleuse qui avait permis au quatuor d’éliminer la vieille association de Nasitars. Tous étaient avides de savoir combien de leur voisin, sceptique ou crédule, était inapte ou idiot, intelligent tripatouilleur ou imbécile ingénu. Mais nul ne pouvait se targuer de prévoir l’avenir sombre qui l’attendait et présager de ce qui allait se passer par la suite.

 

"Je voudrais bien savoir ce que trafique réellement le Carambouilleur !", se dit un jour, le Gros Vizir, un notable très mou, peu charismatique et surtout extrêmement dédaigneux envers la plèbe. Il devait en fait, son rang aux nombreux Lardos de sa maman, lui-même étant trop indécis, peu sûr de lui et pas assez futé pour accéder seul et sans soutien à cette noble fonction. Maintenant, Il rêvait avec une certaine impatience de devenir le futur "Grand Commandeur" des nisat-nimartois et avait pour cela besoin de tous les appuis. Mais, il se sentait mal à l’aise à l’idée que le sot ou le mal loti, puisse soupçonner la malhonnêteté du tisserand médiatique et qu’il suspecte une éventuelle collusion entre eux. Lui le Gros Vizir, grand notable cartipolid parmi les cartipolids de l’astéroïde, ne pouvait se le permettre… ! Toutefois, après réflexion, il se dit qu’il n’avait pas grand-chose à craindre pour lui-même, s’il dépêchait quelqu’un d’autre pour sonder le terrain et voir de quelle manière il pouvait envisager une aide ou tout au moins un appui tipolique du Carambouilleur et des trois escrocs.


"Je vais envoyer mon conseiller occulte, le Scribe, celui de la tribu du légendaire Ahasvérus, qui officie au nord de l’astéroïde, reçoit et rédige tout acte légal intergalactique, afin de lui conférer un caractère authentique. Celui en qui, j’ai toute confiance. Avec cet officier d’une grande intelligence, j’aurais l’assurance d’un jugement fiable et personne ne fait mieux son travail que lui !".

 

A suivre…
Jedi Toussurtous

Gazette N°9 - Conte pour compte à demi en verlan...

Par Gazette :: mardi 24 janvier 2006 à 10:09 :: Histoires - Contes - Poèmes

(Comprenne qui pourra...)


Note de l’auteur :

Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver
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LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR       


par Jedi Toussurtous

 

Il y a de longues années, sur un minuscule astéroïde perdu dans la mer des Baïcares, juste en dessous du tropique du Cercan de la constellation des "MOD" et des "MOT", vivait un carambouilleur qui aimait plus que tout, les honneurs, le pouvoir, les costumes et les casquettes neuves. Il était prêt à n’importe quelle compromission pour être habillé comme les grands cartipolids de la gigantesque et lointaine galaxie des Poreunées. Il ne souciait pas de ses semblables, ni du bien être des autres, ni de ses apparitions dans les débats avec ses concitoyens, si ce n’était pour faire montre de sa fatuité, de ses costumes neufs et ramasser à l’occasion un magot discret, mais néanmoins juteux lui permettant de s’acheter d’autres vêtements sobres ou démesurés suivant l’air du temps et l’occasion favorable du moment.
Il avait un habit pour chaque heure de chaque jour, et chaque heure de chaque nuit. Et, pour chaque nouvelle opportunité qui pouvait se présenter à lui dans le sens de ses intérêts personnels, une très belle casquette interchangeable de couleurs dissemblables. Tandis qu’on dit habituellement d’un Carambouilleur, qu’il est en réunion au sein de sa fédération, de son clan  ou de son parti, on disait toujours de lui : "Le Carambouilleur est en affaire personnelle pour ses affaires", ou bien : "Il est en train de changer d’habits et de casquettes", ou encore : "Le Carambouilleur carambouille…!"

 

Sur ce petit astéroïde appelé Nisat Nimart où il habitait, la vie n’était pas toujours gaie ni bien rose, mais la légende voulait que la fortune souriait à celui qui savait s’y prendre et ainsi, chaque jour, beaucoup d’étrangers arrivaient. La monnaie d’échange pour faire fortune dans les affaires, l’industrie, le commerce ou les jeux s’appelait l’Oreu ou le Lardo suivant que l’on se trouvait au Nord ou au Sud. Un jour, la petite communauté de Nisat Nimart appris incidemment que le Carambouilleur serait venu se réfugier sur ce minuscule astéroïde pour se faire oublier de la grande galaxie et par la même occasion, se faire retailler de nouveaux habits tout neufs. Son goût extrême pour la carambouille et les nouvelles casquettes harmonisées à ses multiples costumes l’aurait incité, paraît il, à négliger sciemment de régulariser ce qu’il devait au grand costumier du gouvernement central de la Galaxie des Poreunées et sa venue sur l’astéroïde coïnciderait en tous points, avec la trop médiatique et douteuse publicité qu’il se serait faite de l’autre côté de l’espace intergalactique. Sa dette, se serait élevée disait on, à plusieurs millions d’Oreus. Certains affirmèrent même connaître le chiffre réel de la créance, en avançant celui de "DIX", certains autres de "Douze", d’autres encore, soutinrent que non seulement, il aurait été obligé de déclarer la faillite de sa société sloganistique, mais aussi la sienne personnelle. Bref, la rumeur interstellaire susurrait à qui voulait bien prêter l’oreille, que fidèle à lui-même, le Carambouilleur aurait dit : "Ce serait une retraite bien précieuse que de m’établir sur ce petit corps céleste perdu au fin fond de l’espace sidéral. Abri obscur fort à propos, bien situé et très éloigné de l’autorité souveraine, pour me permettre de confectionner en toute impunité un beau vêtement d’éminence grise"…. "Si j’en avais un, sur le dos, dans ce coin si reculé de la galaxie des Poreunées, je pourrais à loisir carambouiller sans me faire piquer, découvrir qui, des nisat-nimartois siérait à des fonctions de paravents, qui aurait la meilleure couleur pour un manteau protecteur, et départager les intelligents tripatouilleurs des imbéciles ingénus. Je dois de ce pas, m’embarquer sur le premier vaisseau intergalactique venu et me vêtir sur le champ, d’un costume bien épais de mensonges éhontés et d’une casquette Double Face pour le voyage".

 

A suivre….

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