Je suis une petite gazette bien modeste, assez jeune et super effrontée. Complètement fanatique de démocratie et de liberté d’expression, je ne me prends absolument pas au sérieux. J’accepte tout, absolument tout, pour peu que cela soit la stricte vérité ! Je ne supporte ni l’intolérance ni le racisme. Dans mes colonnes j’accueille avec un esprit ouvert et libertaire, qui veut écrire pour peu que cela soit bien tourné, superbement impudent et absolument pas malséant.
Chrony Coeur
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Reçu par Email Monday 24 April 2006 - 11H57 - Auteur : SHABINE LA
Mieux vaut ne pas être malade à Saint-Martin !!!
Il est plus que vrai de dire que la douleur d’autrui n’est que songe…
Comment peut on admettre que personne ne soit pressé aux urgences en plein week-end pascal et pire encore que la pharmacie de garde prévu soit injoignable.
Voilà l’histoire : Dimanche de Pâques je fais une réaction allergique, je me rends à
J’ai téléphoné en vain, sans aucune réponse, j’ai contacté la gendarmerie qui m’a répondu qu’ils n’avaient pas d’autres numéros pour contacter cette pharmacie, j’ai continué mes appels mais en vain et la gendarmerie n’a pu que me répondre qu’il ne pouvaient rien faire pour moi… c’est inadmissible. A la rigueur je suis une adulte alors je peux essayer de supporter mes douleurs mais ce même soir il y avait un bébé malade qui lui aussi devait prendre son mal en patience.
Et pour l’anecdote cette fameuse ordonnance je n’ai pu l’avoir que le lundi à 10h car quand on est malade il faut aussi choisir l’heure à laquelle ça n’ira pas.
Merci à vous qui avez choisi pour vocation de servir la population en vous lançant dans la pharmacie. Les intéressés ne connaîtrons sans doute jamais ces problèmes mais il faut quand même savoir que la roue tourne…
Shabine la.
Reçu par Email le 18/04/2006 à 10h22 – Auteur : Inconnu ?
Je n'en suis pas l'auteur, mais voilà un exemple de lettre qui circule sur le net actuellement. À faire lire à nos jeunes Lettre ouverte aux jeunes "anti-CPE"
Vous avez raison : Le CPE allonge la période de précarité de la période d'essai, bien plus qu'un CDI, pour lequel la période d'essai est de un à six mois selon les emplois.
Vous avez raison : Quelques employeurs pourraient abuser du CPE. Effectivement, pour ceux là, vous seriez corvéables pendant deux ans. Ce sont aussi ceux qui "ne vous embaucheraient" pas* en CDI.
Vous vous trompez de combat : Votre problème n'est pas la précarité allongée de la période d'essai,
votre problème est triple :
- Vous allez devoir rembourser 1 400 milliards d'euros, et probablement plus d'ici là, dès que vous commencerez à travailler.
- Vous allez devoir payer les retraites de ceux qui ont fait la majeure partie de cette dette et qui ont creusé le déficit budgétaire.
- Vous allez arriver dans une France dans laquelle restent quelques emplois et peu de travail. Tous les jours, de plus en plus de travail est exporté vers des contrées dans lesquelles le droit du travail est plus souple que dans notre beau pays.
C'est peut être dégoûtant, mais vous n'y pouvez rien. Ça va être dur, très dur.
Vous allez payer des impôts monstrueux, et cotiser à fonds perdus pour les retraites. Si vous êtes malins, vous partirez là où il y a du travail, et vous constaterez rétrospectivement que la fameuse "précarité" est partout, sauf là où il y a beaucoup de travail.
Vous voulez des assurances et des certitudes ? En voici quelques unes :
- 1. Vous allez mourir, un jour.
- 2. Personne, ni un gouvernement, ni une administration, ne peut obliger un employeur à embaucher.
- 3. Tous les plans d'incitation à la création d'emplois depuis 1975 ont fait les choux gras des indélicats et ont coûté plus qu'ils ne rapportaient à la collectivité.
- 4. Personne ne peut empêcher un employeur de délocaliser le travail.
- 5. Les grandes entreprises ont gagné 84 milliards d'euros cette année et en ont rétrocédé 30 en impôts; On en fait tout un plat, cela ne représente que 6% de la dette nationale. En plus, 75% de leurs revenus sont faits à l'étranger, et en moyenne plus de 50% des emplois qu'elles génèrent sont à l'étranger.
- 6. Les employeurs, les patrons, comme l'on dit, sont de moins en moins nombreux (ce qui explique notamment qu'il y ait moins d'emplois, tout se tient !).
Pour une raison simple : vous imaginez-vous devenir employeur ou patron ? Non bien sûr, parce qu'alors vous seriez d'accord avec l'introduction d'une plus grande flexibilité dans le droit du travail.
- 7. Si malgré tout vous devenez employeur dans quelques années, vous devrez mettre vos biens propres en garantie des engagements bancaires que vous devrez contracter pour les investissements nécessaires au fonctionnement de votre entreprise. Vous n'aurez droit à aucune protection sociale sur l'emploi, vous n'aurez pas droit au chômage, vous ne pourrez pas ajuster votre effectif si votre chiffre d'affaires baisse, vous devrez assurer totalement le règlement des salaires de vos collaborateurs; Quoi qu'il se passe, vous devrez payer sans un minute de retard les charges sociales afférentes aux salaires (50% en moyenne), et si vous avez un collaborateur qui n'est pas à la hauteur des performances que vous attendez de lui, passée la période d'essai, vous ne pourrez pas vous en séparer, et si vous le faites vous serez lourdement condamné par les prud'hommes.
- 8. Plus le droit du travail est rigide, plus le nombre d'emplois est réduit. Imaginez que vous n'ayez pas le droit de divorcer ou de mettre fin à un concubinage. Est-ce que vous vous marieriez ? Est-ce que vous choisiriez de vivre avec quelqu'un ?
- 9. On vous a fait croire que vous aviez droit à un emploi, c'est faux, vous n'avez droit qu'au chômage, à condition d'avoir "constitué" ce droit, et par conséquent trouvé un emploi d'abord…. Et l'avoir perdu.
-
J'aurais aimé ajouter une autre certitude, celle que vous ferez mieux que les générations qui vous ont précédé. Lorsque je vous vois défiler "comme en 39", je me dis que c'est plutôt mal parti.
Alors vous pouvez continuer d'enquiquiner le gouvernement avec vos manifestations, faire le jeu de l'opposition, et le lit des journalistes qui ont enfin quelque chose de plus sexy à se mettre sous la dent que les sempiternelles querelles de clocher dans ce qui était le pays de Voltaire et qui est à présent celui d'Astérix.
Encore un effort et le CPE sautera ! Et vous aurez gagné la bataille qui vous fera perdre la guerre économique, car elle est mondiale, pas française. Une consolation toutefois, vous pourrez toujours continuer de blâmer le gouvernement, véritable punching-ball, l'opposition du moment sera toujours votre alliée, et vous pourrez, avec mélancolie, regarder la télévision entre deux pointages à l'ANPE.
Trois dernières certitudes :
- Vous ne resterez pas jeunes, vous allez, dans le meilleur des cas, vieillir.
- Vous changerez d'avis sur la vie, la précarité, les cigales et les fourmis.
- Les jeunes d'alors ne seront pas d'accord avec vous. Car certaines choses ne changent pas : "Je ne peux pas dormir par la faute de mon fils, qui porte les cheveux longs, ne veut rien apprendre, aime la vitesse et dont je suis obligé de boucler les fins de mois… " (Aristophane, 445-386 av. J.C., /Les Nuées/)
Vous allez manquer d'eau, dans peu de temps. Vous verrez alors que le "problème" de la période d'essai allongée n'est pas le plus grave et, surtout, pas le plus menaçant pour votre avenir. Lors des dernières émeutes dans nos banlieues, un journaliste américain (le salaud) a osé un pronostic : dans une dizaine d'années,
Auteur inconnu...
Diffusé par Sam Picote
Reçu par Email Monday 17 Avril 2006 à 13h42'18" - Auteur: OPERA
Pour mieux saisir la vie politique sociale et economique de SAINT-MARTIN, lever les barrieres qui separent l'ancienne de la nouvelle generation, mieux comprendre la jeunesse et le ghetto, apaiser les tensions et calmer les esprits, la signification de certains mots s'avere necessaire :
BASSE-TERRE: Commune et capitale administrative de la Guadeloupe.De part son marche, son authenticite et sa vegetation, BASSE-TERRE presente des atouts majeurs qui font d'elle un haut lieu du tourisme et un passage oblige pour les amoureux de la nature. Mais tous ces efforts n'ont pas suffi pour conquerir le coeur des habitants de SAINT-MARTIN, en particulier des peres et meres de famille, des fiancees et des femmes mariees dont les rejetons pour les uns, les fiances et les maris pour les autres finissent directement dans sa prison apres avoir ete juge par son tribunal.
CHI-CHI MAN: De 'chi-chi',elegance;et de 'man' homme. Mot designant un homme habille de facon fort elegante, ayant des manieres, appartenant a la haute societe americaine ou a l'aristocratie anglaise.Mais le jamaicain ne voit pas la chose du meme oeil.Ce mot designe tous ceux qui sont suspects de ne pas respecter la morale du ghetto, les lois de la republique ainsi que les anciens textes sacres en matiere de sexualite. En premier lieu le CHI-CHI MAN doit etre torture et battu pour l'aider a retrouver le droit chemin, et s'il ne le trouve pas alors il devient le 'pede' qu'il faut absolument pendre ou bruler. S'il s'avere que JAH prone la non-violence et le respect, les artistes vehiculent constament des appels a la haine et au meurtre dans leurs magnifiques chansons qu'ecoute notre jeunesse. Il est vrai que parmi tous ces chanteurs qui renvendiquent leur appartenance au rastafarisme peu ont connu les rues d'ADDIS ABEBA.
COKE: Boisson gazeuse tres appreciee par les jeunes qui la consomment sans moderation contrairement a nos vieux qui ne connaissent rien aux valeurs de la puissante Amerique ni a ce qui est bon pour leur sante. Sa formule chimique est classee top secret par la celebre firme d'Atlanta, mais en revenche l'invention de Fanta par "The coca-cola company" pour continuer a faire du profit sous l'Allemagne nazie n'est plus un secret pour l'humanite.
COKE: A CRYSTALLINE ALKALOID : abbreviation de cocaine.Un vrai cauchemar, objet de terribles ennuis, d'immenses stress pour les trafiquants et au contraire une occasion de franches rigolades, un pretexte pour un avancement, une source d'immense satisfaction personnelle et professionnelle pour les agents de la police et des douanes. Mais pour d'honnetes citoyens comme vous et moi c'est un narcotique, un poison extremement violent qui tue a petit feu. Et l'hypocrysie des autorites concernant ce fleau peut nous laisser totalement pantois. La CIA, jusque dans les annees 80 a inonde de crack et de cocaine les quartiers noirs et pauvres des ETATS-UNIS pour financer ses operations clandestines en Amerique latine.Et concernant nos rues, le budget annuel mis a disposition pour lutter contre la 'poudre blanche' equivaut au salaire hebdomadaire d'un baron de la drogue. Et grace à la television et aux medias les choses ne se sont pas arrangees. Apres nous avoir fait croire, durant toute notre jeunesse debile, que les sioux, les commanches, les visages pales.....etaient des betes sauvages qui meritaient leur triste sort,les series B americaines puis europeennes ont reussi a graver dans la conscience collective, que la cocaine est le moyen le plus simple et le plus propre d'avoir la fortune, les plus belles femmes, et le chemin le plus court pour serrer la main des plus hauts dignitaires. Cependant, n'oublions pas tous ceux pour qui la cocaine fut le moyen le plus rapide pour s'assoir sur la chaise electrique, et une experience toute particuliere de tester les effets de l'injection lethale.
OPERA,
(la suite dans le prochain numero)

Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait :
"Bon Sens"
Il a vécu sereinement parmi nous pendant de très longues années. Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie. On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme :
- "La journée appartient à celui qui se lève tôt ",
- "Il ne faut pas tout attendre des autres" et
- "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".
"Bon Sens" vivait avec des règles simples et pratiques, comme :
- "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a",
et des principes éducatifs clairs, comme :
- "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident ".
"Bon Sens" a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect.
Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de "Bon Sens".
Il s’est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant.
"Bon Sens" a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes.
Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
"Bon Sens" a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu’une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
La mort de "Bon Sens" a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme : Discrétion, de celle de sa fille : Responsabilité ainsi que de celle de son fils : Raison.
Il laisse toute la place à ses trois faux frères :
- "Je connais mes droits",
- "C'est la faute de l'Autre" et
- "Je suis une victime".
Il n' y avait pas foule à l'enterrement de "Bon Sens" car il n' y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu’il n'est plus là.
En France on a pas la culture de la réforme.
On parle de faire la révolution pour vivre un mouvement lyrique uniquement, surtout pas pour changer les choses...
D'après un sondage très récent mais aussi très inquiétant :
70% des étudiants français
veulent être fonctionnaires...!
Reçu par Email : Mercredi 5 Avril 2006 - Auteur : OPERA
Pour mieux comprendre la jeunesse d’aujourd’hui ou le ghetto et pour casser la barrière qui sépare l’ancienne et la nouvelle génération la signification de quelques mots apaisera certainement les esprits :
BITCH : Chienne, la femelle du chien. S’emploie dans le langage courant pour désigner toutes les personnes représentant la gent féminine. Lorsque la femme n’obéit pas ou ne se soumet pas aux aspirations de l’homme alors on peut la traiter de chienne en l’appelant "bitch" et lorsqu’elle aboie trop on peut lui dire de se taire par un "shut up" impératif.
BLING BLING : Assortiment de bijoux particulièrement brillant et très apprécié par la femme et par l’homme. De manière plus générale le "bling bling" regroupe tous les objets pouvant attirer la convoitise et le regard de tous ceux qui ne peuvent se les payer.
BABYLONE : En créole guadeloupéen désigne le motard de la gendarmerie. Mais le jamaïcain lui préfère le sens biblique. BABILIM en babylonien ou BABEL en hébreu désigne la cité mésopotamienne qui selon la Bible est le symbole de la décadence et de la corruption. Pour le rastafari nos cités modernes sont la survivance de ce mythe. Les grandes cités donc prônent l’oppression et l’asservissement. En terme plus vaste tout ce qui vient de l’autorité est babylonien.
CANDY (SHOP) : Bonbon. Mais bizarrement le "gangsta rappeur" le cache toujours à l’intérieur de son pantalon qu’il appele affectueusement "CANDY SHOP". D’après les dires on peut y trouver une autre confiserie plus connue sous le nom de "lolly pop".
FUCK : “Fornicate under the consentement of the king”. Formule de politesse très en vogue à SAINT-MARTIN.
Peut s’employer en début ou à la fin d’une phrase ou les deux à la fois. On peut l’utiliser comme ponctuation ou pour exprimer une idée qui serait trop longue à expliquer en employant un langage conventionnel.
GOSH : Punaise. Petit insecte qui dégage une odeur nauséabonde lorsqu’on l’écrase. Mais pour les croyants ou les âmes sensibles "GOSH" est utilisé pour tromper la vigilance de DIEU . Pour exprimer l’étonnement envers quelqu’un on utilise l’expression "all you" et pour un évènement ou une action "OH MY GOSH".
(pour la suite veuillez attendre le prochain numéro)
OPERA
- Si Superman est tellement malin, pourquoi est-ce qu'il met son slip par-dessus son pantalon?
- Quand on te prend en photo à coté de Mickey, est-ce que l'homme à l'intérieur de Mickey sourit?
- Pourquoi est-ce qu’on ne fait pas les avions dans le même matériel que les boites noires?
- Qu'arrive t’il à ton poing quand tu ouvres ta main?
- On dit que seulement dix personnes au monde comprenaient Einstein… Personne ne me comprend… Suis-je un génie?
- Si un mot était mal écrit dans le dictionnaire, comment est-ce qu'on s'en rendrait compte?
- Quand une voiture roule, est-ce que l'air à l'intérieur des pneus tourne?
- Si un chat retombe toujours sur ses pattes, et une tartine beurrée retombe toujours du côté du beurre, que se passe t’il quand on attache une tartine beurrée sur le dos d'un chat et qu'on les jette par la fenêtre?
- De quelle couleur est un caméléon quand il se regarde dans la glace?
- En cas de guerre nucléaire, est-ce que les pulsions électromagnétiques de la bombe thermonucléaire peuvent endommager les bandes de mes K7 vidéo?
- Pourquoi est ce que les ballerines font toujours des pointes? Ça ne serait pas plus simple d'engager des danseuses plus grandes?
- Sur une navette spatiale qui voyage a la vitesse de la lumière, est-ce que les phares fonctionnent?
- Pourquoi le mot abréviation est il si long?
- Pourquoi est-ce que les kamikazes portaient des casques?
Sylvie Ankor 
Reçu par Email le jeudi 30 mars 2006. Auteur: Flutal
Les mardis de Grosse Case (en moins)
Mardi 21 Mars à Saint-Martin, je lies tranquillement le journal et aperçois une pub pour « les mardis de Grand Case ». « Chouette ! » me dis-je, voilà une bonne occasion de sortir ce soir, d’emmener ma chérie dans un resto au bord de mer… Bref une belle soirée pour découvrir enfin l’ambiance du Saint-Martin by night après trois mois passés sur l’île.
A 20h, le moteur de la voiture démarre, et nous voilà partis pour Grand Case avec une vraie envie de découvrir cette initiative locale dont la simple idée me réjoui. C’est vrai quoi, depuis trois mois que je suis ici j’ai vraiment la triste impression qu’il se passe rien sur cette île. Même la Heineken Regatta sur la marina fut décevante. Alors, ce soir, quoi qu’il arrive on veut s’amuser !
Mais dès notre arrivée aux alentours de Grand Case, ce fut terrible. Les voitures garées le long de la route n’importe comment me rappellent l’enfer des soirs de match au Parc des Princes (c’est dire le bordel !). Plus on pénètre dans l’entrave infernale, plus je sens monter en moi un sentiment d’une amère déception et comprends très vite qu’il est inutile d’espérer trouver une place dans cet enfer. Il faut slalomer entre les alcooliques, les crackmen et les résidents qui dégagent les voitures en tapant sur les vitres. Vite vite il faut partir, enfin, si on peut… Car le 4x4 devant moi est bloqué dans une voie laissée à double sens alors qu’elle est pour l’occasion engorgées par les voitures parquées ici et là sans discontinuer. En somme, les aménagements de la circulation et la gestion des parkings sont insuffisants, ou mal pensés. A croire que les organisateurs se sont félicités de leur idée sans aller plus loin.
Je me demande vraiment à quoi pensent les gens quand ils organisent ce genre de soirées. Vous ne connaissez pas « no parking no business » !! C’est pourtant vieux comme le monde, la base du commerce. Comment réussir une soirées pareil, assurer la pérennité d’un commerce si on ne peut même pas s’y rendre ? C’est une réelle problématique, pas seulement pour les mardis de Grand Case, mais pour toute personne désireuse d’ouvrir un commerce. Spécialement dans une île où la voiture est indispensable, inévitable !
Alors en conclusion je dirais que ces mardis de Grand Case ne servent à rien car la configuration de la ville (ou l’organisation mise en place) ne permet pas d’exploiter honorablement le concept. Il est inutile d’engager des actions en marketing si votre entreprise n’est pas capable d’en exploiter les retombées. Pensez-y…
FLuTal
Ps : parmi les zombis qui traînaient là bas, on a quand même vu des gens qui avaient l’air de s’amuser. Et puis je pense que cet événement rapporte suffisamment d’argent comme ça. De l’argent qui financera des projets personnels, qui ne servent pas la communauté…
Réponse ou continuité aux deux commentaires de Opera et de Mangrove
(mardi 28 février 2006 à 16:33 :: Réflexions ) :
"Les français adorent les révolutions, mais ont horreur des changements…"
Il est vrai, qu’au lieu de toujours critiquer les américains et leur libéralisme, on ferait mieux de réagir avec des réactions constructives, plutôt que de blâmer systématiquement les Etats unis et les autres pays, comme notamment l’Angleterre.
Nous devrions assumer le fait, que nous ne sommes pas ou plus, le "centre du monde". Quoi que l’on fasse avec notre chauvinisme exacerbé, et notre xénophobie d’un autre âge, le mondialisme est à notre porte depuis maintenant déjà pas mal de temps… ! Alors adaptons nous, constatons sans dépit, mais au contraire avec optimisme, que demain un "plombier" polonais, un informaticien indien, un ingénieur chinois, un couturier africain viendront certainement travailler en France et que peut être nous irons, nous embaucher dans des entreprises au Moyen Orient ou en Asie…
Arrêtons cette forme débile d’idéologie socialisante qui veut tout niveler par le bas et considérer que se refermer sur ses anciens acquis nous protégera du mondialisme et du libéralisme. Arrêtons cette surenchère de protectionnisme et d’assistanat coûteux pour toute la société. On résorbera le chômage, lorsque le français comprendra que la vraie liberté tant pour l’employeur que pour l’employé est bien celle de pouvoir changer de "job" sans formalités excessives et licencier quand l’économie subit un ralentissement. La flexibilité, sans lois prises dans l’urgence, permettra le flux exponentiel d’offres et de demandes d’emploi sans contraintes et donc avec assurément beaucoup plus de débit. Guère plus de 4,7% de chômage aux Etats-Unis en Janvier 2006, serait ce critiquable ? Posséder un gros 4x4 ou une luxueuse berline, hormis le fait de la pollution par les gaz éthylènes, serait ce à ce point honteux en France, que l’on aille jusqu’à rayer les portières de ces véhicules ?
Pourquoi, tout le monde descend dans la rue manifester en ce moment ? Pour prôner avec force l’immobilisme ?
Acquis, acquis ! Assistanat, assistanat…. Au secours, au secours ! A l’aide, à l’aide !
Je ne veux rien faire mais, je veux gagner beaucoup d’argent ! 16 ans, faut que je pense à ma retraite !
Ah ! Quel beau métier fonctionnaire ! Allons donc faire la révolution à la manière des années 68… !
Mais surtout qu’on ne change rien au système ! Ce serait trop dur, trop perturbant pour mon douillet bien-être… !
Pensez, je suis le meilleur dans les idées subversives… Je suis français…. Mais surtout que l’on ne touche à rien !!!
Marabout de Ficelle
CONTE POUR COMPTE À DEMI EN VERLAN ….
(Comprenne qui pourra)
Note de l’auteur :
Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver.
LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR
par Jedi Toussurtous
6Bis 
Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille. Intrigué par ses nombreux habits, le Gros Vizir, notable très mou, se dit qu’il ferait bien de s’associer avec cet escroc si étrange. L’affaire fut réglée en quatre coups d’épingle et de dés à coudre, grâce à l’ingérence efficace du Sbire de l’astéroïde. Les souhaits du Carambouilleur furent comblés et ceux du Gros Vizir n’allaient peut être pas tarder à être réalisés. Mais l’appât du gain, le goût de la carambouille et le sombre passé du Carambouilleur, commencent lentement à se révéler aux yeux de la plèbe, ce qui l’incommode quelque peu et le rend légèrement nerveux et très méchant ! Un jour, pour mettre encore plus de zoufle dans sa profonde fouille, il décide de s’associer provisoirement avec un imbécile ingénu, nourrisseur de gosiers pour organiser à son unique profit un "Zaj Vestifal"….
"Sons et lumières. Nourriture de l’esprit et du corps. Mixage heureux de la culture musicale et de la culture Bio. Symbiose de l’art musical et de l’art culinaire ! "… Tout était bon pour attirer, aveugler, pommader, encenser, éblouir le crédule… !
Le Carambouilleur, de par sa turpitude coutumière et son activité officielle, s’y entendant parfaitement en annonces chocs et en belle publicité… Que de plaquettes magnifiques, colorées et lumineuses pour annoncer cette grande et unique manifestation ! Que de belles affiches, d’admirables annonces par messages subliminaux utilisant les propriétés des ondes radioélectriques du système planétoïde de Nisat Nimart.
"Que le Zoufle inonde nos profondes fouilles", entonnèrent ils en chœur sur un vieil air de Blues marin.
Bien entendu, pour mettre en route une si importante manifestation artistique, il fallait créer des délégations dispendieuses afin de se rendre sur d’autres astéroïdes, prendre quant à soi du plaisir, contacter des artistes, inviter des danseuses, produire de l’agitation, mettre l’eau à la bouche des nourrisseurs de gosiers, fabriquer un véritable mirage ! En un mot comme en cent, remuer du vent, agiter de l’air, noyer le poisson… Tant et tant, que l’étude préliminaire avait déjà passablement entamée l’acompte sur l’énorme subvention accordée par
"Qu’à cela ne tienne ! Nous allons demander aux crédules nourrisseurs de donner chacun trois fois dix écuelles gratuites de bonnes mangeailles aux artistes invités", dit l’un. "Parfait… ! Très bien… ! On va aussi demander à ces imbéciles ingénus une inscription de trois mille lardos pour avoir l’honneur d’accueillir en leur estaminet nos musiciens si magnifiques… ! ", Suggéra l’autre. "Oui ! Oui ! Génial… ! Et demander six cents bouteilles de son meilleur vin à un pinardier de
A suivre…